Montréal «représente un désert commercial»

Montréal «représente un désert commercial»

Pierre-André Normandin, Maxime Bergeron

La Presse

Des rues commerciales où un local sur quatre est inoccupé. Des Montréalais forcés de se rendre en banlieue pour magasiner en raison de l’offre insuffisante dans l’île. Une métropole privée d’importants revenus par l’exode des commerces. « Montréal représente un désert commercial », conclut un rapport commandé par la métropole et obtenu par La Presse en vertu de la Loi sur l’accès à l’information.

UN LOCAL SUR QUATRE EST VACANT SUR CERTAINES ARTÈRES

La métropole peine à répondre à la demande de mètres carrés d’espaces commerciaux et voit aussi les taux d’inoccupation augmenter sans cesse. Résultat : le 450 en profite.

« Le commerce ne va pas bien à Montréal »

 

Confrontée à une grogne croissante des commerçants, la Ville de Montréal a mis sur pied le printemps dernier un groupe de travail afin de revoir leur taux de taxation. Pour alimenter les travaux, la métropole a commandé à la firme Demarcon un état de la situation commerciale dans l’île. Son rapport, remis en avril, mais jamais rendu public, avance que, globalement dans la province, « le commerce de détail va bien. Le Québec n’est pas dans un cycle de récession ». En témoigne le fait que les ventes au détail ont progressé en moyenne de 2,2 % par année depuis 10 ans. En fait, la seule ombre au tableau du commerce de détail de la province se trouve dans la métropole. « Le commerce ne va pas bien à Montréal », constate le rapport.

Déficit de commerces dans l’île

Demarcon note une anomalie importante dans son rapport : il manque de commerces dans l’île. La firme a comparé l’espace commercial disponible à la demande théorique en fonction de la population montréalaise. En somme, Montréal offre 3,2 millions de mètres carrés d’espaces commerciaux, alors que la demande est évaluée à 6,9 millions de mètres carrés. Les auteurs concluent ainsi à un « déficit de l’offre commerciale », puisque l’offre ne répond qu’à 47 % de la demande. « Montréal représente un désert commercial », écrivent les auteurs. Ce déficit existe alors que plusieurs croient pourtant qu’il y a trop de commerces dans l’île, notent les auteurs du rapport. La firme attribue ce phénomène au fait que « le commerce est permis à peu près partout dans la ville. C’est en réalité un étalement commercial prononcé ».

Suite de l’article (ici)

.

.

.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s